18 juin 2007

Discours de remerciement post-événement : attention danger !

Hier soir, encore bénévole au Marathon des mots de Toulouse, et après une série d'annonces et contre-annonces tardives sur un repas réservé aux bénévoles, j'ai assisté au discours de congratulation post-événement donné par Olivier Poivre d'Arvor, frère de PPDA et fondateur du dit marathon.

Et j'ai de nouveau pu constater que le discours de remerciement est un exercice hautement glissant et périlleux pour les dirigeants, alors totalement dans l'euphorie et le soulagement. Un exercice décidément rarement réussi.

Quand vous vous exprimez devant 150 à 200 personnes dont 80 % sont des bénévoles venus partagés une dernière soirée après l'étourdissement d'un festival apparemment réussi, vous ne pouvez décemment consacrer vingt minutes à remercier et congratuler l'équipe des salariés et intervenants rémunérés – dont une partie, qui plus est, est parisienne ! Non, Monsieur Poivre d'Arvor. Il semble plus chaleureux et humble de vous renseigner sur votre public, d'enquêter rapidement sur le ressenti des bénévoles, de leur parler d'eux, de leurs moments forts comme de leurs galères dont vous auriez pu avoir connaissance si vous vous étiez intéressé à eux ne serait-ce qu'un quart d'heure avant de prendre la parole.

La politesse de la salle, elle aussi dans le soulagement, aura certainement fait que votre maladresse vous aura échappé, même si un bénévole vous a rappelé à l'ordre, trouvant le temps long de ne pas apparaître en bonne place dans votre générique de fin.

Une nouvelle fois, l'expérience me confirme que la simplicité sied à l'exercice des remerciements lorsqu'il est donné à chaud, à défaut de l'avoir véritablement intégré dans son plan de communication interne comme il aurait été raisonnable de le faire sur une telle manifestation.

Marielle